Juke Box : No surprises



Radiohead

Pas de (bonnes ) surprises

La peur du décollage
Un mail à la poubelle qui ne trouve(ra) pas de réponse
La dépression à l'atterrissage
Pas de baignoire dans cette p... de salle de bain de cette p... de chambre d'hôtel.
Un salaud qui devient un connard
Le premier tour
Des salopes qui finissent dans les plumards (des connards)
Un frigo sans initiative d'approvisionnement
Le second tour
Une chute de tension
Une baisse de moral
La rétention d'information
La fin de tout
La rétention d'eau
Le début de rien
Un changement de programme
Une maladie mal identifiée
Un programme de merde
L'absence d'esprit
L'envie de rester là-haut
L'absence d'esprit de vengeance
La beauté du ciel
La froideur de mon sèche-cheveux
La laideur de la trahison
Le reflet du miroir
Le goût des autres
L'envers du décor
La joie de l'endroit
Le décor de l'enfer
La couleur de l'argent
L'enfer, c'est les autres
L'argent de la parole
L'agneau déguisé en loup
L'or(dure) du silence
Les allers et venues
Le point de non retour.
Le désir de partir.

Ma vie m'est si ... familière !

Virtualité


Que la soumission est belle quand elle est réelle !

Gestion de Projet (de ouf !)

Enjeu : Organisation des vacances d'été
Objectifs : Eclate totale, lâchage complet, aventure schyzophrénique
Périmètre : Sud et Ouest des Etats Unis, léger détour par le Mexique
Jalons : Texas, Grand Canyon, Las Vegas, Los Angeles, San Francisco
Méthodologie : Système D
Lancement de l'étude : ASAP
Date de début prévisionnelle : 01/09/07
Date de fin prévisionnelle : 22/09/07
Risques : Pétage de plombs pouvant entraîner un dérapage du planning
Moyens : 1 aller simple Paris-Dallas
ETP (Equivalent Temps Plein) : 2
Coûts : aïe aïe aïe USD TTC.

Juke Box : Dès le départ, dès le début



Il faudrait voir à tout revoir,
Les étincelles s’insinuent
Dans tout ce que l’on donne à voir ;
L’audace est portée disparue …
Il faudrait arrêter de dire
« Le mieux, c’est l’ennemi du bien »
Les beaux jours jurent de revenir ?
L’espoir ment toujours aussi bien …
Il faudrait voir à tout revoir,
Demande au Soldat Inconnu
Dans son costume de cador
S’il s’en sort, ou s’il est déçu ?
Moi mon costume, je l’adore
Mais il me traite en détenu
Alors soit j’ai le diable au corps,
Soit l’ironie, le feu au cul !
Dès le départ, dès le début,
On m’a menti – mais je l’ai su ;
Dès le départ, dès le début
On m’a menti – mais je l’ai su.
Je fais l’impasse sur toutes les mains
Que tu serres quand je serre les poings,
Mais l’énergie du désespoir,
Elle fait main basse sur tous les miens ;
J’en vois encore tant dans les gares
A demi morts, à demi nus ;
Ils n’espèrent plus rien du hasard
Et nul ne leur mentira plus …
Il faudrait voir à tout revoir
Dès le départ, dès le début –
J’y ai cru, j’ai voulu y croire,
On ne m’y reprendra plus
L’idéal est pour certains soirs,
Voir pour certains individus,
Avec lesquels on pourrait boire
S’ils n’avaient pas déjà trop bu …
Dès le départ, dès le début,
On m’a menti – mais je l’ai su ;
Dès le départ, dès le début,
On m’a menti – mais je l’ai su.
Me mentir ne suffira plus,
Me mentir ne suffira plus,
Me mentir ne suffira plus,
Me mentir ne suffira plus !
J’entends le car derrière le square
Qui recueille parias et reclus
Est-ce qu’à cette heure, il est si tard,
Les menteurs se sont enfin tus ?
J’entends les cœurs battre, et l’écart
Entre eux se creuser – soudain
J’entends derrière des rires plus rares
La terreur gagner du terrain.

Elista

Nouveau venu

Il est entré dans ma vie rapidement.
Un flash !
Il est beau, grand, intelligent, surprenant, obéissant.
Bref, il est parfait.
Je l'ai choisi.
Je l'ai accueilli à bras ouverts et il s'est installé chez moi.
Je l'aime tout simplement.
Et j'espère le garder près de moi le plus longtemps possible (enfin, jusqu'à ce que je me lasse !).


Petit dictionnaire des mots rares

CALIBISTRIX :
Sexe de la femme.

"C'est ce qu'on appelle le calibistrix ; le sourire que les femmes gardent caché en elles..."
(Franz-Olivier Giesbert : Le Sieur Dieu)

Déception ?

Jeudi 12 avril, 11h30 :
- "Madame, vous êtes réveillée"
- Eclat de larmes

4 litres 21 grammes

1h00 du matin.
Dans 2h30, je vais être réveillée.
Mais aurai-je dormi ?
Le cauchemar continuera lui.
Un cauchemar bien réél.
Alors je pense à tous ceux qui sont plongés dans leurs songes ou dans leur seconde vie, à ceux qui travaillent ou qui sont en train de faire l'amour, aux bébés qui naissent à un bloc de là et à ceux qui meurent.
Ceux-là ne pensent pas à ce qui se passe ici.
Ce n'est ni grave, ni pas grave. C'est comme cela, c'est tout.

Chaque passage ici me rappelle combien je suis seule face à ma réalité.
Une réalité que je ne peux pas fuir.

Et pourtant, si je ne me réveillais pas demain, après tout ça...?

Dans mon monde idéal

Je prendrais ce qu'on me donne, n'espérerais pas ce que l'on ne me donnera jamais, cesserais de donner ce que l'on ne me réclame pas.
De toute façon, on me donnerait tout ce que je veux (c'est un monde idéal, oui ou m...?).

Celle qu'aucune femme n'arrive à la cheville serait bien plus importante que ces (con.as.es de) créatures virtuelles.
Aisselle est mort, vive Airelle !!!

Mon couple aurait les 4 pieds du tabouret nécessaires à sa stabilité : sexualité - admiration - communication - partage (Cf. le reportage d'Arte de ce soir. Ben voui, j'ai fini par le regarder !).

Sereinement, j'affronterais sereine les trois prochains jours avec sérénité.

Mes plantes s'arroseraient seules pour m'éviter le spectacle horrible de leur mort certaine.

Le cassoulet en boîte serait aussi bon que celui du Rose Bonbon.

Mon sèche-cheveux soufflerait de l'air chaud (je hais les pannes !).

Mon écran de télévision serait aussi plat que mon ventre (je hais le cassoulet... et les bonbons !).

Mes ongles et mes cheveux auraient poussé en une seule nuit et mes poils auraient fait le chemin inverse.

Je serais La Bonne Etoile que la Lune épouserait et suivrait toujours un pas derrière.

J'aurais chaque jour l'inspiration d'un Maître pour vous raconter les plus beaux contes de ma vraie vie.

Les pigeons ne chieraient plus sur la carrosserie de ma voiture tout juste lavée de mes propres mains (et ne baiseraient plus sous mes yeux. Cochons ! (Cf. un banal post)).

Yoyo cesserait de se prendre pour boomerang en tentant chaque fois de partir plus loin.

Les gens qui s'aiment seraient ensemble, quitte à quitter d'autres gens qu'ils aiment (T'M M. T).

Les boussoles indiqueraient le n en direction de My Stupid Name.

Les petits trajets feraient les longs voyages et les grandes aventures.

Je pleurerais de joie et rirais aux larmes.

Il y aurait un cycle Stephen Frears sur Arte (hum hum ! ça sent la fin).

Dans ce monde, seuls ceux qui m'aiment prendront le train (mais pas pour Lille !) et comprendront ce billet.
(Hahaha ... je vois déjà ceux qui essaieront de tout déchiffrer et ceux qui feront semblant de n'avoir rien entendu!)

La Culture, à quoi ça sert ?

Arte nous propose ce soir une grande soirée dédiée au couple, à sa vie et surtout à ses difficultés.

J'hésite encore à allumer le téléviseur.

Le premier reportage porte sur les Démons de Midi, syndrome de l'adultère à un âge mûr.
Avant de prendre ma décision d'appuyer sur le 5, je consulte le résumé :
"L'histoire est banale : un jour, un homme dans la force de l'âge, marié et père de famille, trompe son épouse avec une femme nettement plus jeune qu'elle. Il la quitte ou «se contente» de lui mentir. Il a été saisi par ce qu'on appelle communément «le démon de midi». Quelle est la vraie nature de ce prétendu démon ? Le plaisir sexuel en est-il le moteur ? Est-il plus actif aujourd'hui qu'hier ? Tente-t-il aussi plus souvent les femmes aujourd'hui qu'hier ? Est-ce qu'il révèle simplement la peur de vieillir ou bien s'agit-il d'une vraie crise conjugale ? Est-il libération ou illusion ? L'usure des sentiments au sein du couple est-elle inévitable ?"
Houlalala, comme j'hésite ! Je sens qu'il va bien m'énerver comme il ne le faut pas ce documentaire !!!
Non !!! Je dois à tout prix planquer la télécommande afin de ne blesser personne quand je jetterai le poste par la fenêtre !

Le deuxième reportage s'intitule "La grande histoire du couple" dont voici le résumé :
"Archives, reconstitutions et témoignages d'historiens, de sociologues et d'anthropologues déroulent la grande histoire du couple occidental, jusqu'à sa crise actuelle."
Bon, là passe encore, c'est un reportage socio-historique ; il peut être bon pour ma culture générale. Heu ... Peut-être pas tant que ça.

La troisième partie de la soirée est un débat durant lequel les invités vont se demander si les hommes et les femmes sont faits pour vivre ensemble !
N'importe quoi !!!! Que de temps perdu !
Nous savons tous très bien que les femmes préfèrent leur chatte et les hommes leurs chiennes ...

Je me demande vraiment pourquoi je devrais me cultiver.
"Culture" serait-il le contraire de "Tranquillité" ?
Ah non, suis-je bête ... c'est "vie de couple" !

Philosophie de comptoir

Accorder sa confiance à quelqu'un c'est lui offrir un immense pouvoir.
En le trahissant, vous lui insufflez le désir de s'en servir ... contre vous !

Et oui, en prenant les autres pour des cons, on en devient le roi.

Question économique

Qui paie les frais de déplacement de Mme Chirac lorsqu'elle se rend au meeting de Nicolas Sarkozy à Lyon ?

Tout m'est gris

Je maigris, je m'aigris.

A moins que ce ne soit le contraire ...

Enigme


"C'est mieux que Dieu.
C'est pire que le Diable.
Les pauvres en ont.
Les riches en manquent.
Et si on en mange, on meurt.
Qu'est-ce que c'est ?

Je n'ai pas encore moi-même la réponse ...

De l'intérêt de la différence

On a longtemps cru que c'était le spermatozoïde le plus rapide qui réussissait à féconder l'ovule. Il n'en est rien. Plusieurs centaines de spermatozoïdes parviennent en même temps autour de l'oeuf. Et ils restent là à attendre, dandinant de la flagelle. Un seul d'entre eux sera élu.

C'est donc l'ovule qui choisit le spermatozoïde gagnant parmi toute la masse de spermatozoïdes quémandeurs qui se pressent à sa porte. Selon quels critères? Les chercheurs se sont longtemps posés la question. Ils ont récemment trouvé la solution: l'ovule jette son dévolu sur "celui qui présente les caractères génétiques les plus différents des siens". Question de survie. L'ovule ignore qui sont les deux partenaires qui s'étreignent au-dessus de lui, alors il cherche tout simplement à éviter les problèmes de consanguinité. La nature veut que nos chromosomes tendent à s'enrichir de ce qui leur est différent et non de ce qui leur est similaire.

Bernard Werber
L'Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu

Juke Box : La fille du vent




Si j'ai du caractère
Un sacré tempérament
Qui ont valu à ma mère
Du souci et des tourments
C'est que j'ai dans les artères
Le tanin et les pigments
Qui font le sang de la terre
Comme la lave d'un volcan

Je suis la fille du vent
Qui traverse les montagnes
Je tourmente les passants
En faisant voler les pagnes
Je défie tous les courants
Toutes les stars de cocagne
Qui passent en rêvant
De platine et de champagne

Si j'ai du caractère
Un sacré tempérament
Qui ont valu à ma mère
Du souci et des tourments
C'est que je tiens de mon père
La passion et l'engouement
Qui font guincher les chaumières
Et s'enlacer les amants

Je suis la fille du vent
Qui traverse les montagnes
Pour violenter les passants
Les villes et les campagnes
Je me méfie des couvents
Et des dieux portant le pagne
Car je porte en mon sang
Toutes les plaies de l'Espagne

Si je suis entière
Et que je vais de l'avant
Sans écouter de mon père
Les avertissements
C'est que' comme ma mère
J'ai reçu en naissant
La lueur de l'éclair
La force du vent

Moi qui suis sa fille
Je porte la folie
Des belles de Castille
Ou bien d'Andalousie
Je tiens de ma famille
Ce qu'aujourd'hui je suis
Je pointe mes banderilles
Face aux dangers de la vie

Car j'ai du tempérament
Ce foutu caractère
Qui font dire à mon père
Que je suis son cheveu blanc
Que je suis son cheveu blanc.

Olivia Ruiz

Que du vent

Il n’a pas de limite ; aucun début, aucune fin.
Il porte les noms que vous donnez à ses différents visages.
Il ne connait pas de frontières, aucun dessein,
Aucun espoir que celui de plus beaux rivages.

Il peux monter si haut, s’abattre si bas, sans jamais souffrir de hauts et de bas.
Il n’a aucun port, aucune attache.
Il poursuit sa route, décide s’arrêter en chemin, peut élire secrètement domicile dans votre jardin.
Il va, il vient.
Il part, il revient.
Mais il est toujours là.

Vous ne pouvez pas le contraindre, le changer, le chasser, ni même le contenir.
Il vous impose son existence comme une nécessité évidente.
Vous pouvez bien vous moquer de sa légèreté mais il vous soumet à sa loi.
Vous pouvez faire semblant de ne pas le voir et pourtant :

Sa présence façonne votre relief, dessine vos contours. Vos rocs les plus solides se font tendres sous son fouet et, sans plus aucune résistance, deviennent les témoins de sa patiente domination.

Il flirte avec vos saisons, épouse vos éléments.
Il soulève les océans et déchaine vos passions.
Il attise le feu.
Les feuilles s’abandonnent à son courant.
Et le ciel pleure parfois sous son joug.
Il traine ses insomnies au sommet de vos montagnes pour s’émerveiller de la beauté de vos aurores.
Il dort sur les nuages, vole près des étoiles, drague la Lune et défie le Soleil.

Il danse avec vos jours et tourmente vos nuits.
Il observe votre sommeil, attend votre réveil.
Il écoute vos confidences.
Il accompagne vos rêves.

Il fait couler les larmes de vos yeux en vous confrontant de face puis devient le réconfort qui rafraichit vos soirs d’été.
Son insolence fait rosir vos joues.
Il fait naître la sueur sur votre corps quand il devient chaud.
Il longe votre dos dans un doux frisson puis vous pique le visage de sa glaciale bise.
Il sait n’être que tendre caresse sur votre nuque pour vous apaiser.

Il fait tourbillonner les jupes des filles et décoiffe les mariées dans un éclat de joie.
Il joue à retourner votre parapluie protecteur.
Il chasse le gris pour vous apporter la lueur, la bonne humeur.
Il fait frémir vos branches, chanter vos oiseaux, valser vos papillons.
Il aime taquiner votre tranquillité.
S’amuse à vous pousser.

Il est le souffle nouveau.
Il est celui qui vous annonce dans un petit filet d’air la sortie du tunnel.
Il guide vos drakkars noirs vers de nouveaux horizons.
Il vous siffle de le suivre.

Ses folles rafales vous déstabilisent et vous font perdre l’équilibre.
Il ne laisse aucun répit à votre illusoire résistance pour faire tomber les voiles, les masques, les barrières, les murs, toutes vos armures qui l’empêchent d’avancer.
Il tape à vos volets, enfonce vos fenêtres fermées, claque vos portes entrebâillées.
Il pénètre votre intimité, parcourt vos sombres couloirs, visite le moindre recoin, se glisse sous votre lit.
Il fait craquer vos chênes et plier vos roseaux.

Il efface vos tourments en balayant les traces, les empruntes, les preuves, les souvenirs, que vous érigez entre lui et vous.

Il écrase sa colère sur vos désirs de protection, abat ses coups sur vos coups bas.
Il devient la frayeur sur votre route vous rappelant qu’il peut tout prendre, tout détruire, ne laisser que désordre, ruines et désolation, jusqu’à entendre l’imploration de vous épargner.

Son abandon insupportable vous ferait suffoquer. Vous ne pouvez pas vivre sans lui.
Vous pouvez le haïr parfois, l’ignorer souvent … mais toujours, vous rêverez qu’il vous emporte ailleurs.


Oui, je voudrais être comme le vent.

Music Culture

Qui chante :

"Dis-moi c'est quand que ça commence
Si ce que l'on tient est une absence
Ou un alibi, dis-moi aussi
C'est quand que tu reviens ..."

?

Facile !
Alors à vos claviers.

Le gagnant, cette fois, aura le droit de me poser la question de son choix (en privé, bien sûr ;-))

Interrogation sur la sottise ordinaire

Que dire à ma collègue lorsqu'elle m'annonce qu'elle a souffert de l'altitude une fois dans les Alpes en montant à 5000 ou 50 000 m (elle ne souvient plus très bien) ?


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