Je vous emmerde !

J'emmerde :
- les hommes mariés qui traînent leur libido insatisfaite
- les automobilistes qui croient mieux conduire que moi
- les Maîtresses auto proclamées, qui ne sont que des putes
- mon patron, rien que parce qu'il est mon patron
- les racistes, les faschos, les nazis
- ma collègue stupidissime de 10 ans ma cadette
- les hommes amoureux de moi et encore plus ceux qui ne le sont pas
- les féministes de toute espèce
- les machos
- la maladie, qui n'aura pas ma peau
- les capotes trop petites
- les beaufs qui écoutent Patrick Bruel
- les collectionneurs de dauphins ou de tortues
- les accros au foutebaule
- les éthylotests
- tous les gens qui se font une fausse idée de moi
- les végétariens et les sobres
- les faux soumis, qui ne sont que des salopes
- les politiciens en tout genre, qui n'arriveront pas à me faire aller voter
- les calomnieurs, les injurieux, les irrespectueux, les malveillants, les corrompus
- les violeurs d'enfants
- les violeurs tout court
- les v(i)oleurs d'âmes
- les indécis
- mes voisins du dessous mais juste quand ils baisent
- Ceux qui veulent le beurre et l'argent du beurre
- la crémière
- la société de consommation
- les rois du pétrole
- Luc Besson
- les petites bites
- les poufiasses, les pétasses, les putasses, les connasses, les grognasses (qui comme par hasard sont aussi des féministes)
- la mauvaise haleine du lendemain de fête
- le Ministre de l'Economie et des Finances, qui contribue à nous rendre plus pauvres chaque jour
- (et puis non) tous les dirigeants de notre pays (ils y sont aussi pour quelquechose)
- les contrôleurs RATP et SNCF
- Du coup, les fonctionnaires qui font grève pour un rien
- les menteurs, les hypocrites, les manipulateurs, les pervers narcissiques, les mythomanes (et j'en ai connus beaucoup)
- la Saint-Crétin ... heu, la Saint-Valentin
- les Bouddhistes, les Juifs, les Chrétiens, les Musulmans
- les suspects, les accusés, les condamnés, les prisonniers (de leur propre vie)
- les poils qui repoussent alors qu'on vient de les supprimer
- les mous, les lents
- les poux, les lentes
- ma conseillère financière
- les coincés du cul, les timides, les mijorés, les maladroits
- les gens qui m'emmerdent
- et tous les autres


JE VOUS EMMERDE TOUS !
Et si je pouvais, je vous enc...rais (ceci-dit j'ai des ressources insoupçonnées).

Pas qu'une gentille ?

Avant, je buvais et je fumais ...



... Maintenant, je fume, je bois et je baise !
Et je vous emmerde !!!

Et pour de vrai, pas (que) dans une seconde vie ! (clin d'oeil à une fille qui n'est pas qu'une gentille)

(Ré)Solution de rechange

1) Laisser une dernière chance à la gent masculine.
C'est samedi soir au jamais !
Sinon,
2) Trouver un moyen efficace de substitution.
J'acquérrai ce magnifique objet :

Juke Box : Un autre monde



Je rêvais d'un autre monde
Où la terre serait ronde
Où la lune serait blonde
Et la vie serait féconde

Je dormais à poings fermés
Je ne voyais plus en pieds
Je rêvais réalité
Ma réalité

Je rêvais d'une autre terre
Qui resterait un mystère
Une terre moins terre à terre
Oui je voulais tout foutre en l'air

Je marchais les yeux fermés
Je ne voyais plus mais pieds
Je rêvais réalité
Ma réalité m'a alité

Oui je rêvais de notre monde
Et la terre est bien ronde
Et la lune est si blonde
Ce soir dansent les ombres du monde

A la rêver immobile
Elle m'a trouvé bien futile
Mais quand bouger l'a faite tourner
Ma réalité m'a pardonné.

Téléphone

Interrogation virtuelle

Sauront-ils me reconnaître dans ma seconde vie ?

Juke Box : Les amoureux des bancs publics



Les gens qui voient de travers
Pensent que les bancs verts
Qu'on voit sur les trottoirs
Sont faits pour les impotents ou les ventripotents
Mais c'est une absurdité
Car à la vérité
Ils sont là c'est notoire
Pour accueillir quelque temps les amours débutants

Les amoureux qui s'bécottent sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'fouttant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s'bécottent sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'disant des "Je t'aime" pathétiques
Ont des p'tites gueules bien sympatiques

Ils se tiennent par la main
Parlent du lendemain
Du papier bleu d'azur
Que revêtiront les murs de leur chambre à coucher
Ils se voient déjà doucement
Ell' cousant, lui fumant
Dans un bien-être sûr
Et choisissent les prénoms de leur premier bébé

Les amoureux qui s'bécottent sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'fouttant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s'bécottent sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'disant des "Je t'aime" pathétiques
Ont des p'tites gueules bien sympatiques

Quand la sainte famille machin
Croise sur son chemin
Deux de ces malappris
Elle leur décoche hardiment des propos venimeux
N'empêche que toute la famille
Le père, la mère, la fille
Le fils, le Saint Esprit
Voudrait bien de temps en temps pouvoir s'conduire comme eux

Les amoureux qui s'bécottent sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'fouttant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s'bécottent sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'disant des "Je t'aime" pathétiques
Ont des p'tites gueules bien sympatiques

Quand les mois auront passé
Quand seront apaisés
Leurs beaux rêves flambants
Quand leur ciel se couvrira de gros nuages lourds
Ils s'apercevront émus
Qu' c'est au hasard des rues
Sur un d'ces fameux bancs
Qu'ils ont vécu le meilleur morceau de leur amour

Les amoureux qui s'bécottent sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'fouttant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s'bécottent sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'disant des "Je t'aime" pathétiques
Ont des p'tites gueules bien sympatiques

Georges Brassens

Une histoire banale

Je regarde dehors.
Je l'aperçois, assis là. Il a l'air tranquille.
Le froid ne semble pas l'atteindre.
Attend-t-il quelqu'un, ou quelque chose ? Ou est-il simplement perdu dans ses pensées ?

Elle arrive, discrètement.
Elle s'assoit un peu plus loin.
J'ignore s'ils se connaissent. Ils se regardent à peine.
Puis elle se rapproche. Discutent-ils maintenant ?
Elle vient se poser tout près de lui.
L'attirance est presque palpable depuis ma fenêtre.
Mais que pensent-ils ? Que se disent-ils ? Personne ne le saura jamais.
Ils s'embrassent, enfin. Mais si vite que déjà ils font l'amour. Rapidement.
Il se retire. Elle se recoiffe.

Puis ils ne bougent plus.
Pendant de très longues minutes qui doivent leur paraître une éternité, ils se tiennent figés l'un à côté de l'autre.
Ils ne se touchent plus. On dirait qu'ils ne se voient plus. Pourtant, ils regardent dans la même direction.

Soudain, ils esquissent des mouvements. Il prend sa place, elle prend la sienne. Ils commencent à s'agiter. Que se passe-t-il ?

Finalement, l'un s'en va.
Je ne distingue pas lequel.
L'autre reste planté là, seul, comme abandonné.

Et je me dis que c'est sûrement le mâle qui s'est envolé ...

Etre une Femme

Inconvénients :
- On s'intéressera toujours davantage à ce qu'on pourrait vous mettre dans la bouche qu'à ce que vous voudriez en sortir
- Vous ne pouvez pas uriner discrètement
- On s'attarde plus volontiers sur votre cul que sur votre QI
- Quoique vous fassiez ou ne fassiez pas, vous êtes une salope
- On ne vous avouera jamais que vous conduisez bien (heu ... mieux)
- Vous n'avez pas le droit d'être naturellement belle avec des poils
- Vous avez des règles
- Vous êtes obligée de vivre seule ou d'avoir deux téléviseurs
- Si vous travaillez, vous gagnez moins qu'un homme et si vous ne travaillez pas vous devez partager le salaire de votre mari avec lui
- Vous ne pouvez pas déplacer le frigo toute seule
- Vous pleurnichez pour un rien

Avantages :
- Vous pratiquez la masturbation proprement
- On vous prendra toujours en stop
- vous pouvez mettre des vêtements légers et des tongs pour aller travailler en période de canicule
- Vous pouvez cacher votre visage sous un joli maquillage
- Vous êtes sûre d'avoir un rapport sexuel quand vous le voulez
- Vous avez des orgasmes multiples
- On s'efforcera de vous cacher la vérité pour éviter de vous faire du mal
- On ne vous en voudra pas d'être naïve
- Vous aurez dans 90% des cas la garde de vos enfants
- On ne vous reprochera pas de ne rien connaître en informatique, en mécanique ou en football
- Vous n'avez pas du faire le service militaire

Juke Box : Madame




Elle était de ces femmes qu'on embrasse sur les yeux
Dont on tombe sous le charme comme on tombe sous le feu
Elle était de ces femmes qui ne laissent pas les hommes silencieux
Dont on tombe sous la mitraille rien qu'en croisant ses yeux
Elle était de ces femmes qui ne semblent pas craindre le feu
Ni le bûcher ni les flammes tout en elle vous rendait heureux
Elle était de ces femmes qu'on prie pour qu'elle vous remarque un peu
On plongerait dans ses flammes pour seulement effleurer ses yeux
Elle était de ces femmes dont un sourire vous rend heureux
Pour elle j'aurais maudit mon âme, pour elle j'aurais maudit le bon dieu
Elle était de ces femmes dont on aimerait laver les cheveux
Dont on aimerait embrasser l'âme c'est le plus grand de mes voeux
J'ai rien dit devant cette femme même pas "au fait est-ce qu'il pleut ?"
Et l'enfant que vous êtes encore Madame me met les larmes aux yeux
Elle était de ces femmes qui n'ont pas le regard bleu
Dont les yeux ont versé trop de larmes pour croire encore aux cieux
J'ai rien dit devant cette femme même pas "au fait est-ce qu'il pleut ?"
Et l'enfant que vous êtes encore Madame me met les larmes aux yeux

Miossec

Amor, A mort

Je me repasse sans cesse, comme pour me convaincre de sa véracité, cette phrase assassine :
"Vous êtes faite pour être une maîtresse".
Je suis faite pour être désirée et non pas aimée (?)

J'ai bien plus aimé, bien trop aimé !

Ce soir, j'ai juste besoin d'amour...
En retour
Pour toujours

Simplement, pour y croire, à mon tour.

Bien tenté(e)

Mon prétendant à l'adultère a de la suite dans les idées.
En plus de l'humour dont il a fait preuve le lendemain du message que je lui ai laissé, il a une grande imagination et une certaine audace.
Quelle n'a pas été ma surprise en recevant ce matin un mail de sa part sans que je ne lui donne jamais mon adresse. Il a simplement testé tous les formats avant de tomber sur le bon : nom.prenom@societe.com. A moins que la chance ne le lui ait fait trouver du premier coup.

Son message est rieur et court. Il n'en dit jamais trop, comme pour laisser planer le mystère, ou devrais-je dire le doute. Les trois jours passés avec lui m'ont permis de vite le cerner et ses mots ne m'ont pas étonnée. Pourtant, ils m'ont fait sourire. Aïe ... J'ai hésité quelques secondes avant de lui répondre, d'un ton amical, que son effronterie avait au moins réussi à retenir mon attention et à éviter que je ne supprime immédiatement son mail.
Après quelques échanges, il a fini par me donner son adresse mail personnelle en espérant me croiser sur MSN.
J'ai stoppé là la conversation.

Je ne veux pas attendre pendant des heures qu'il se connecte, s'il daigne le faire.
Je ne veux pas à avoir à supporter qu'il se déconnecte brutalement sans me dire bonne nuit.
Je ne veux pas d'une relation virtuelle.
Je ne veux pas de promesses rêvées aux heures tardives de la nuit.
Je ne veux pas être une maîtresse imaginaire.
Je ne veux plus être la cerise sur le gâteau !

Malheureusement, entre la raison et la tentation, mon coeur balance, un peu trop souvent ...
Saurai-je résister ?

Juke Box : Love will tear us apart



When the routine bites hard
and ambitions are low
And the resentment rides high
but emotions won't grow
And we're changing our ways,
taking different roads
Then love, love will tear us apart
again

Why is the bedroom so cold
Turned away on your side?
Is my timing that flawed,
our respect run so dry?
Yet there's still this appeal
That we've kept through
our lives
Love, love will tear us apart
again

Do you cry out in your sleep
All my failings exposed?
Get a taste in my mouth
As desperation takes hold
Is it something so good
Just can't function no more?
When love, love will tear us apart
again.

Joy Division

A mort Amor

Je craque !
J'en ai marre de voir des coeurs partout, du rose et de la guimauve !!!
Tous les ans, c'est le même scénario écoeurant : deux semaines avant la Saint Valentin, on nous matraque de bons et merveilleux sentiments.
Comme si l'amour n'existait qu'une journée dans l'année ! Tssss
(Bon ok, s'il pouvait m'arriver une seule fois par an, ce serait déjà pas mal).
Mais là, trop c'est trop !
Ils s'y mettent tous, les annonceurs, les chaînes de télévision, les journaux, les vitrines des magasins, les restaurants ... pour nous faire bouffer de la mièvrerie.
A croire que l'amour rend con, à moins qu'il n'y ait que les cons pour s'aimer ! (Je modère : du moins, aussi naïvement).
En tout cas, ça fait un paquet de crétins qui tombent dans les pièges du love marketing (dans Cupidon, il y a cupide, non ?) pour donner l'illusion de l'intensité de leur engagement en offrant une vulgaire fleur aussi vite fanée que leur sincérité (Grrr, ils n'ont rien compris, seuls les diamants sont éternels !). Les mêmes crétins qui traînent désespérément leur libido perverse tous les autres jours de l'année dans l'espoir que quelqu'un d'autre viendra la ramasser.
Et ils voudraient nous faire croire, à nous Célibataires, qu'ils sont bien plus heureux ?
Aurais-je oublié à quel point la vie à deux est douce, bien plus que la liberté et l'honnêteté ?
Qu'ils cessent donc de nous cracher à la figure leur béatitude et de se pavaner comme s'ils étaient les seuls au monde à avoir cette chance inouïe d'avoir trouvé leur "moitié" et de ne faire plus qu'un!
Gerbant !
Moi, je suis entière, et je tiens à le rester.
Cupidon est déjà passé par moi et à rembarqué ses flèches en me plantant là. "Tu peux revenir salaud, je suis armée maintenant ! (Heu ... mais reviens quand même !)".
Bref, je n'en peux plus de ces mises en scène romantico-laxatives, de ces aveux télévisuels impudiques, de ces niaiseries nauséeuses et nauséabondes imposées à mes oreilles sensibles.
SVP, aimez-vous, mais en SILENCE et si possible en CACHETTE !
PITIE pour l'humanité et ce qui lui reste d'intelligence et de lucidité.

Amis de l'Amour, Unissons-nous
Boycottons la Saint Valentin !

Petit dictionnaire des mots rares

GAUDEAMUS :
Chant de réjouissance.

"Dans un quart d'heure, mes gaudisseries, folies et gaudeamus vous auront fait pisser de rire."
(Jean-Louis Bailly : L'ombre de Théophile)

Je me souviens de la première fois où nous sommes allés dîner dans ce charmant petit restaurant de la Montagne Sainte Geneviève, le Gaudeamus.
Nous n'avions pas pu payer par carte bleue car le propriétaire avait demandé aux autorités bancaires que soit corrigé le nom qu'elles avaient attribué à son établissement : Gaudeanus !

Interrogation de la Chandeleur


Pourquoi tout ce qui est bon fait grossir ?

Capitalisation des expériences

Lorsque vous vous formez à un nouveau métier, l'animateur vous donne toujours le même conseil : CAPITALISEZ LES EXPERIENCES.
Dans le domaine de la gestion de projets, cela signifie de consigner dans un référentiel tous les projets qui sont menés en les catégorisant par typologie avec le détail de leur déroulement et leur résultat, afin que les fois suivantes, vous ou votre successeur puissiez aisément vous en référer pour vous aider tout en améliorant la qualité de la prestation ou du moins en évitant de commettre les erreurs passées.
Ce qui, la plupart du temps, n'est jamais fait !
Fort heureusement, dans la vie privée, vos expériences sont conservées automatiquement quelque part dans votre mémoire, sans effort particulier. Elles réapparaissent toujours quand vous vous apprêtez à vivre une situation similaire, comme un signal d'alarme. C'est ce qu'on appelle l'Expérience. Et si en plus, vous en tirez les bons enseignements, elle devient Intelligence Pratique.

C'est ainsi que je suis aujourd'hui bien plus intelligente qu'hier.
Et pas uniquement parce que j'ai évité avec brio tous les pièges rencontrés lors de mon expédition métropolitaine ...

Récit :

Il commande un café crème.
Il est 17h15.
Je ne refuse jamais une coupe de Champagne.
En le regardant, je me dis que j'ai vraiment bien fait de m'asseoir à côté de lui dans la salle de séminaire.
Sa proposition de prendre un verre ensemble était naturelle et sympathique.
Je l'ai acceptée spontanément comme si elle venait d'un collègue de bureau et surtout parce que j'avais 1h30 à tuer avant d'aller dîner avec des amis (il n'y a aucun mal à joindre l'utile à l'agréable !).
La conversation est détendue et nous rions malgré nos propos politiquement corrects.
Puis nous nous sourions ...
Il est beau !
Je n'ai pas fait de rencontre depuis bien (trop) longtemps et celle-ci commence à me paraître comme un heureux hasard.
Nos discussions s'écartent rapidement de nos occupations professionnelles.
Il semble intimidé. Je suis rassurante.
Nous nous sommes séduits de toute évidence.
L'heure tourne à une vitesse vertigineuse.
Au moment de nous quitter, il me propose de nous revoir, rapidement.
Etrangement, je ne suis pas angoissée à cette idée. Elle semble m'offrir un nouveau départ, que je suis prête à prendre, enfin.
Jeudi soir ?
Pas facile.
Vendredi soir ?
Difficile.
Samedi soir ?
Impossible.
???
Il doit s'organiser !?
Sa femme ?
Mais où est son alliance ?
Son histoire est compliquée. Il est désolé. Mais je lui plais et il a vraiment envie de me revoir.
Il faut juste que je comprenne et que je sois patiente...
Il a l'air sincère et je suis ... célibataire.
Mon coeur (plutôt mon instinct à ce stade de la relation) me pousse à accepter.
J'hésite ...
Et puis, ça me revient en pleine figure : CAPITALISEZ VOS EXPERIENCES !
Je sors un bout de papier de mon sac que je griffonne rapidement et le lui glisse dans la main par une douce caresse tout en l'embrassant tendrement sur la joue.
Il semble ravi.
Je le quitte dans un joli sourire.
Sans me retourner. Pourtant, j'en meurs d'envie.
Rien que pour voir sa tête au moment où il lit mon message : "TAPE cruche au 06 6969".

Expédition métropolitaine : les 10 règles de survie

Mes camarades aiment à me taquiner en me qualifiant de "vraie parisienne".
Pour ces provinciaux tranquilles, cette définition sous-entend que je ne me déplace jamais sans ma voiture ... et que dès que je fais un pas, du haut de mes talons 10 cm, je suis épuisée et agacée.
A mon sens, cette vision est erronée car la plupart des Franciliens et plus particulièrement les Parisiens intra-muros, préfèrent user de la simplicité et la rapidité du métro, qu'ils vont chercher à pieds et après lequel ils vont même jusqu'à courir.
Je ne partage pas non plus leur préférence. A croire qu'il faille que je conteste tout !
Il est vrai que j'ai la chance de pouvoir me rendre à mon travail en voiture (pour combien de temps encore, je l'ignore, car ma demande officielle et solennelle d'une place de parking attitrée n'a toujours pas l'objet d'une réponse. Ce sujet de la plus haute importante doit probablement être soumis à décision auprès d'un Comité de Direction Générale ou d'une autre instance suprême ...).
En 3 ans, je n'ai pris le métro qu'en de très rares occasions (révision annuelle de titine, blocage des routes en raison du demi centimètre de neige tombé sur la Capitale, départ en vacances en train directement à la sortie du bureau ...).
C'est donc ravie qu'aujourd'hui, en me rendant sur mon lieu de formation (parking payant uniquement Grrrr) j'ai pu confirmer que les bouchons, parfois interminables, étaient beaucoup plus doux que le métro.
Et contrairement aux usagers avisés, je n'ai pas respecté les quelques règles indispensables pour survivre dans ce lieu hostile.

La coquette célibataire que je suis m'a immanquablement poussée à ne pas changer mes habitudes vestimentaires.
En vue de cette formation qui me promettait la présence exclusive de jeunes hommes, en raison de son thème, j'ai opté pour le très joli tailleur dernièrement acquis grâce aux soldes et dont la jupe est juste assez longue pour recouvrir la jarretière des bas, que j'ai assorti d'un chemisier (devinez quelle couleur) offrant un décolleté sobre mais néanmoins sexy. Le tout perché sur des Salomé à talons aiguilles évidemment.
C'est ainsi que je me suis aventurée, très sûre de moi, sur le chemin de ma station ...
Au bout de 2 minutes de marche, les 3kg de mon portable commençaient sérieusement à me tirer sur l'épaule. Le petit vent frais du matin à fait pleurer mes yeux et détruit mon brushing. Evidemment, il a commencé à pleuvoir (ouf, juste un peu).
Et, malgré mon retard, je ne pouvais pas trop accélérer le pas de peur de faire une glissade mais suffisamment pour que j'arrive sur le quai totalement essoufflée.
Je me suis enfin engouffrée dans le wagon, ou devrais-je dire dans le four. Je venais de me rendre compte que j'avais oublié la règle n°1 : ôter son manteau trop chaud avant de monter afin d'éviter les gouttelettes de sueur qui glissent le long du dos et qui font légèrement briller le visage !
Non seulement le fait de caler son manteau entre les lanières de son sac à main évite de trop transpirer mais il permet aussi de créer un espace (presque) vital devant vous, nécessaire pour ne pas avoir le nez collé à la chevelure non lavée d'une demoiselle ou pire à la chemise humide d'un grand monsieur (qui, lui, a pensé à retirer sa veste !).
Malheureusement, derrière, c'est une autre histoire. Je n'avais rien pour me tenir à l'écart de la partie médiane de l'homme qui se tenait derrière moi, probablement très gêné ; et j'ai finalement remercié ma petite tête d'avoir omis de retirer la seule protection qui la séparait de ma jupe.
Miraculeusement, j'avais pensé à la règle n°2 : Prendre un balladeur MP3 pour tenter de distraire votre attention, vous faire oublier qu'à cet instant précis vous faites partie de la race bovine, entassés dans une bétaillère et surtout ne pas entendre les grands chlouuuuups des baisers des deux amoureux post adolescents que le mauvais sort vous a octroyés comme voisins et qui sont scotchés l'un à l'autre comme s'il ne faisait pas assez chaud (je hais les couples !).
La règle n°3 consiste, autant que possible, à trouver le bon écartement pour les jambes qui vous assure l'équilibre suffisant en cas de freinage intempestif ou de virage trop raide. Celle-ci, je la connais par coeur, héhéhé ! Seulement voilà, mes deux jambes servant à bloquer la sacoche de mon ordinateur étaient un peu trop rapprochées. Dommage pour le pied droit de l'amoureux transi qui s'est reçu un gentil coup de talon (et toc !). Cette règle implique la règle n°4 de ne jamais s'encombrer de bagages lourds.
Au bout de 20 minutes de station débout agrippée à la barre, je commençais à regretter mes charentaises et le confort de ma voiture.
Puis un miracle s'est produit, entraînant la foule à l'extérieur.
J'allais enfin pouvoir m'asseoir et retirer mon manteau.
J'ai choisi pour la fin du trajet une place parmi les 4 fixes (pour ne pas être délogée), celle près de la vitre et dans le sens de la marche. Celle dont tout le monde rêve !
J'ai vite déchanté.
D'abord, en m'apercevant que les yeux pervers du type assis en face de moi étaient fixés sur mes cuisses que ma jupe et ma position assise avaient largement découvertes. Je venais de découvrir la règle du port obligatoire du pantalon (de plus, le contact avec le skaï des millions de fois souillé est désagréable au plus haut point).
Ensuite, parce que c'est précisément de cet endroit que s'échappe toute la chaleur, juste au niveau des chevilles. Règle n°6 : mettre de la crème anti jambes lourdes avant de quitter son domicile.
C'est à ce moment là, où je commençais malgré tout à me détendre un peu, que je me suis rendue compte que les opérateurs de téléphonie mobile avaient étendu leur réseau au monde souterrain m'obligeant à considérablement augmenter le volume de mes oreillettes pour couvrir les 3 conversations, très irritablement sonores, de pétasses non moins irritables.
Je me suis toutefois efforcée à rester la plus calme possible dans la perspective d'une éventuelle rencontre heureuse lors du séminaire. Je tentai donc de m'assoupir un peu malgré le braillement de la musique (qui m'a généreusement rendue hermétique à la misère de 5 SDF venus mendier).
Règle n°7 : si vous voulez dormir dans le métro, il est conseillé de poser votre tête contre la vitre ou la laisser pencher en avant. Si vous avez la fameuse idée de l'adosser à la barre métallique qui surplombe votre siège, attendez-vous à repartir avec une petite bosse. En effet, l'être humain reconnu pour son profond respect envers ses semblables et pour son empathie, a pris l'habitude pour reposer ses fesses de jeter tout son poids violemment sur le strapontin situé juste derrière vous. Ma bosse est semble-t-il proportionnelle aux 95kg de viande de ce charmant rappeur !
Règle n°8 : préférer les contes de Perrault à la littérature de Nietzsche ou de Cioran lors des déplacements en transports en commun.
Mon voyage est enfin arrivé à sa fin. J'ai finalement été heureuse de respirer le bon air extérieur.
Contrairement à mes craintes, je n'étais pas en retard. J'ai pu marcher tranquillement jusqu'au sublime hôtel qui m'accueillait pour ma formation et ainsi retrouver tous mes esprits et me concentrer sur mon objectif.
C'est souriante et pimpante que j'ai fait connaissance avec l'assemblée, parfaitement conforme à mes espoirs. Des hommes, jeunes, intelligents, bien habillés et très à l'écoute de mon humour.
J'avais retrouvé mon élément ...
... Jusqu'à l'heure du déjeuner et de la pause "repoudrage de nez" : tout mon maquillage avait coulé sur mes paupières et mes joues.
Règle n°9 : passer par la case toilettes directement après le métro avant tout contact avec la civilisation.
Règle n°10 : ne plus jamais prendre le métro !

PS : Bravo à tous ceux qui m'ont lue jusqu'au bout.

Juke Box : Ma mélodie

J’aimerais trouver les mots
Les mots justes, les mots qu’il faut
Mais tous les mots sont démodés
Tu sais

Alors j’écris je cherche encore
Le mot vrai
Le mot plus fort
J’ai l’impression qu’j’trouverais jamais
C’est vrai
Je sèche comme tu vois
Et toi

Tu me dis qu’elle est mélo
Tu me dis qu’elle aimait l’eau
Ma mélodie

Tu me dis qu’elle est mélo
Qu’elle aimait l’eau ma mélodie
La musique de tes mots
S’impose
S’installe sur ce thème
Je t’aime

Tu me dis qu’elle est mélo
Tu me dis qu’elle aimait l’eau
Ma mélodie

M

Cliquez sur le titre du message pour voir et écouter.

Mariage

Mes petites humeurs racontées avec un grand humour, noir bien entendu !

J'ai raté mes deux mariages. Ma première femme est partie ; la seconde est restée...
[Pierre Doris]

Il y a au moins un mariage qui rend un homme heureux : celui de sa fille.
[Marcel Achard]

Un amant apprend à une femme tout ce qu'un mari lui a caché.
[Honoré de Balzac]

Un mariage est soit une corne d'abondance, soit une abondance de cornes.
[San Antonio]

Les célibataires en savent plus long sur le mariage que les hommes mariés. Sans quoi, ils ne seraient pas restés célibataires.
[Robert Rocca]

Une vie après la mort... c'est aussi improbable qu'une vie sexuelle après le mariage.
[Jonathan Lynn]

Un mois avant le mariage, il parle, elle écoute. Un mois après le mariage, elle parle, il écoute. Dix ans après le mariage, ils parlent en même temps et les voisins écoutent.
[Pierre Véron]

Le célibat ? On s'ennuie. Le mariage ? On a des ennuis.
[Sacha Guitry]

Un bon mariage serait celui d'une femme aveugle avec un mari sourd.
[Montaigne]

Le mariage met fin à beaucoup de brèves folies par une longue sottise.
[Friedrich Nietzsche]

L'amour est un plat vite écoeurant, quand le mariage lui sert de sauce.
[John Vanbrugh]

Le mariage est le miracle qui transforme le baiser d'un plaisir à un devoir.
[Helen Rowland]

Le mariage révèle le masochiste qui sommeille en vous.
[Régis Hauser]

On s'étudie trois semaines, on s'aime trois mois, on se dispute trois ans, on se tolère trente ans et les enfants recommencent.
[Hippolyte Taine]

On devrait toujours être amoureux. C'est la raison pour laquelle on ne devrait jamais se marier.
[Oscar Wilde]

L'amour est aveugle, mais le mariage lui rend la vue.
[Proverbe Allemand]

Le mariage est la seule condamnation à vie qui peut être suspendue pour mauvaise conduite.
[Oscar Wilde]

Le mariage n'est pas une loterie. À la loterie il y a des gagnants.
[George Bernard Shaw]

Restriction

Je n'arrive pas à prendre la décision de ne plus écrire sur ce blog et encore moins à le supprimer.
Pourtant, je me sens oppressée de ne pas pouvoir y exprimer tout ce que je voudrais vraiment, non pas à cause des éventuelles remarques que je pourrais recevoir de la part de parfaits inconnus mais parce que je suis lue par des personnes un peu trop concernées par mes récits.
Encore ce soir, j'ai rédigé un post que je suis incapable de publier.
Je veux me libérer de cette contrainte.
Je veux être LIBRE.

Je ne sais pas encore ce que je vais faire.
Je pense que dans un premier temps, je vais restreindre l'accès à mon blog.
Si vous le souhaitez, vous pouvez m'envoyer vos adresses mails à madame-noire@hotmail.fr pour que je puisse vous donner l'autorisation.
Je songe également à créer un nouveau blog pour le remplacer (ou pas).
Mais il se peut aussi que j'abandonne l'idée de faire partie de la bloggosphère.


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