La cérémonie du thé

Alors, je prendrai :

Pour commencer, au Club, un thé flip, demi et full surprise.
Et pour suivre, livré à mon domicile, un thé complet, doggy, free, et quiet.
Et pour finir, un thé carnaval, floor, Xtra et Olé.

Et tant pis si je n'arrive pas à dormir avec tout ça !

Interrogation corporelle

Vous êtes vous déjà demandé pourquoi tout ce que notre corps produisait et donc éjectait était abjecte, en consistance, en odeur et a fortiori en goût ?
Et bien, moi, je me le demande, parce que comme dans la nature rien n'est fait par hasard ou du moins que tout a un sens, je ne comprends pas pourquoi nous sommes "pourris" avant d'être mort.

Mais nos déjections sont-elles vraiment si abjectes ? Je veux dire dans l'absolu. Ou est-ce juste une perception que nous ont imposée notre civilisation et notre éducation ? Tout comme la culture occidentale nous a appris la peur des araignées, l'incapacité à manger des insectes ou l'obligation de se vêtir.

Ce n'est pas qu'une question de goût.
Chacun en a des différents, mais mis à part certaines "déviations" souvent sexuelles, nous convenons tous que les produits de notre corps sont "dégueulasses".

Et pourtant, nous changeons les couches souillées de nos enfants, nous nettoyons le vomi de notre conjoint après qu'il ait trop bu, nous lavons nos vieux parents alités, nous pansons les plaies ensanglantées, nous avalons la semence génitale de notre amoureux(se), nous pratiquons la sodomie, certains deviennent gynécologue ou gastro-entérologue, etc.
Et souvent sans aucun dégoût voire avec plaisir !

Pourquoi ?
Parce qu'il s'agit de gens que nous aimons, ou du moins pour lesquelles nous avons du désir ou simplement de l'empathie médicale.
Serions-nous capables de ne pas être écœurés ou de prendre du plaisir à ces pratiques avec un individu qui vous déplait, ou qui vous y obligerait ?

Je m'imagine que peu de personnes se sont posé la question. (Je les comprends, elle est totalement inutile :-))

A force de pester contre la répugnance corporelle, j'ai fini par croire qu'il ne peut pas s'agir que d'une grande cruauté de la part de Mère Nature et qu'il existe une véritable signification à cette injustice (argh ! encore cette manie de vouloir tout comprendre !).
En effet, je pense que franchir et tolérer cette extrême intimité que sont les "saletés" de l'autre nous permet de nous rendre compte à quel point nous l'aimons.
Et inversement. Si votre compagnon(e) affiche un rejet à l'idée de devoir vous torcher parce que vous venez de vous casser les 2 poignets, c'est qu'il(elle) ne vous aime pas.
Certes il n'y prendra pas de plaisir, mais s'il éprouve du dégoût, c'est que c'est vous en tant que personne qui le dégoûtez !
Oui, je crois que l'amour a également besoin de cette épreuve.

En y réfléchissant bien, je me dis que ce sont toutes ces choses immondes sorties de nous et pour lesquelles nous avons tous spontanément de l'aversion, en raison de la mauvaise presse qui leur est faite, qui nous imposent la pudeur vis à vis des autres (même si nous sommes tous faits de la même matière. Etrange ça aussi...) ; et cette pudeur, quand elle est levée, nous fait devenir unique pour l'autre !

De plus, le fait de puer naturellement nous pousse à devoir nous contenir, à nous faire beaux, à toujours nous présenter à l'autre d'une façon plaisante, à écouter ses désirs et ses plaisirs.
C'est donc une façon de maintenir le besoin de séduction, si propre à l'Homme.

Si notre urine était semblable à un grand cru de Champagne, nous n'hésiterions probablement pas à en prendre pour l'apéritif.
Si nos défécations étaient du chocolat, nous en servirions comme dessert à nos invités.
Si nos pets sentaient la rose ou le jasmin, nous en émettrions sûrement en guise de bienvenue.
Si le sperme avait une saveur différente selon les hommes, comme la vanille, la fraise tagada, les fruits de la passion, le caramel, nous nous jetterions sur toutes les verges.
Nous lècherions les aisselles d'un illustre inconnu si sa sueur était du lait de coco.
Non ?
Et le monde serait tout de suite moins aventureux, moins séducteur et séduisant, moins trépidant, moins excitant. Bref, ennuyeux à mourir !

Alors, (et là je vais passer pour une dingue c'est certain), j'affirme que si nous avons décidé un jour (il y a très longtemps) que nous étions dégoutants naturellement c'est pour rendre finalement le monde plus beau et l'amour plus fort...

Darwin Awards

Depuis 1993, le Darwin Award est attribué chaque année à la personne qui s'est tuée de la manière la plus stupide qui soit.
C'est à mourir... de rire.
On trouve facilement sur le net toutes ces histoires insolites.
Je crois que ma préférence va à celle-ci :
Un terroriste meurt en ouvrant le colis piégé qu'il avait envoyé mais qui lui a été retourné par la poste parce qu'il avait été insuffisamment affranchi.

Finalement, inutile de mener un génocide des cons, ils se tuent très bien tous seuls !

Tout passe, tout casse

"L'amour se passe de cadeaux, pas de présence."
Félix Leclerc.



L'amour a besoin de preuves d'amour, de gestes d'amour, de mots d'amour.
L'amour a besoin d'échange, de partage, de réciprocité.
L'amour a besoin de simplicité, de légèreté, de gaieté.
L'amour a besoin d'honnêteté, de sincérité, de vérité.
L'amour a besoin de respect, d'écoute, de disponibilité.
L'amour a besoin de petits riens et d'un grand tout.
L'amour a tout simplement besoin d'amour.

Sans tout cela, il n'est pas et ne peut être.

Alors, à quoi bon s'écorcher à vouloir décrocher la lune ? Comment peut-on encore se sentir assez fort pour déplacer les montagnes ? Pourquoi continuer à croire que l'amour se nourrit de lui-même alors qu'il n'existe qu'à travers l'autre ? Dans quel but perdre tout ce temps si ce n'est pas pour le passer avec l'autre ? A quoi sert de jouer si c'est contre soi-même ?

A force d'absence et de manque,
A force d'utilisation et de manipulation,
A force de mensonges et de trahisons,
A force de dons et d'oublis,
A force de voie unique et de sens interdits,
Peut-on vraiment encore parler d'amour ?

Non, aimer n'est pas plus fort que d'être aimé (désolée Daniel !), car sans écho l'amour finit par se taire.

Il n'a pas répondu.
Je me suis tue.
Il m'a perdue...

Tabac versus sexe

Pour la fumeuse que je suis, la loi anti-tabac s'annonçait plutôt comme un mauvais présage.
Je pestais contre cette uniformisation de notre société déjà bien sclérosée et anti libérale.
Mais en réalité, le phénomène d'attroupement dans la rue des pauvres fumeurs traités comme des parias permet des rencontres plutôt inattendues et impossibles avant le 1er janvier.
Et j'ai pu le constater à plusieurs reprises, notamment ce soir.

Je suis donc (étrangement) POUR cette loi.
Messieurs les politiciens, je vous en prie, veuillez persévérer,
car moins on fume plus on baise !

Aaaah, je sens que je vais bien dormir...

Sûre Prise

SMS 1 : "RDV chez moi à 19h. Après... surprise ;-)"
Ca tombe bien, j'adore les surprises !

SMS 2 : "Sois comme d'habitude : sans culotte, chic (surtout) et sobre :-)"

Un tanga dans le sac à main (au cas où), une robe noire élégante, mais je ne garantis pas que je reste aussi sobre que ma tenue ... Il me connait pourtant !

Bref, faut que je file là. Il ne manquerait plus que je sois en retard pour être comme d'habitude...

Chemin faisant

Croiser un chemin
Evaluer l'esthétisme
Echanger un regard
Découvrir un sourire

Se mettre sur le chemin
Apprécier l'esthétisme
Soutenir un regard
Provoquer un sourire

Imaginer un nouveau chemin
Rêver à l'esthétisme
Repenser à un regard
Retrouver le sourire

Envisager un long chemin
Désirer l'esthétisme
Attendre un regard
Répondre à un sourire

Espérer ce chemin
Aimer l'esthétisme
Oublier les autres regards
Ne plus vouloir que ce sourire.

Ca ne m'arrive pas souvent, mais quand ça arrive, il est déjà trop tard pour moi.
Je devrais être prévenue pourtant, ce se passe toujours de la même manière.
Pfff me voilà mal barrée (une fois de plus !)...

Dis la vie, tu ne pourrais pas me faire directement passer à la phase :

Emprunter le chemin
Caresser l'esthétisme
Embrasser un regard
Epouser un sourire.

Tu serais sympa (pour une fois), merci.

Gabin et Valentin sont dans un bateau...

J'ai trouvé que cette année j'avais été plutôt épargnée par les mièvreries qu'on nous fait habituellement bouffer pour la Saint Valentin.
Il faut avouer que j'avais pris quelques précautions (et oui ! L'expérience est parfois payante) : zapper pendant les pubs, traverser à l'approche d'un fleuriste, d'un chocolatier ou d'une bijouterie-parfumerie-guimauverie, supprimer mes mails de réclame sans les lire, fermer la porte de mon bureau durant toute la journée du 14 pour ne pas écouter les plans des collègues-mâles-en poing pour cette merveilleuse soirée, partir tard pour éviter les bouchons causés par tous les crétins qui se se sont précipités dans les derniers resto encore libres (Connard, tu ne pouvais pas réserver ? Ca ne tombe pas tous les ans à la même date ?!), bref, appliquer les 3 règles d'or du bonheur qui sont de ne rien voir, ne rien entendre, ni rien dire.
J'avais réussi à me protéger de la débilité du monde ambiant et d'une indigestion certaine, et j'étais plutôt fière de mon coup... Jusqu'à aujourd'hui !

C'est toujours comme ça, (ça finit par m'épuiser d'ailleurs), quand on pense qu'on a évité la tempête et réussi à s'abriter, vlan ! elle nous rattrape un peu plus loin, pile quand on s'imagine que le beau temps ne peut que durer et qu'en conséquence (tragique) on a abandonné le bon vieux ciré jaune !
Une erreur de prévision, un décalage de timing, un retard de livraison, un moment d'égarement, une fausse appréciation, un mauvais jugement et boum ! On se retrouve embourbé, comme ça, d'un coup, sans avoir rien demandé d'autre qu'un peu de calme et de volupté (je laisse le luxe à d'autres) pour poursuivre sa route.
Remarque, ça rafraîchit... les idées !
Là, les miennes sont glacées...

Oh mais, non, dans ce monde de dégénérés, nul ne peut prétendre à un peu d'anormalité.
Je m'étais promis "la Saint Valentin ne passera pas par moi". Il fallait bien qu'elle m'atteigne, d'une façon ou d'une autre.

Foutez-moi donc la paix avec vos épanchements pathétiques et allez salir votre linge propre en famille.
Moi, je quitte le navire avant le prochain orage.



Ma moralité du jour :
A la Saint Valentin, je hais les humains
A la Saint Gabin, je les plains

Manque.é


é.cervelée
é.merveillée
é.ventrée
é.changée
é.branlée
é.garée
é.goutée
é.lue
é.vantée
é.limée
é.tirée
é.cœurée

Il y a des jours comme ça où on manque de tout

Pousse au crime

J'avais pourtant pris comme résolution pour cette année de cesser de tenter de comprendre le comportement des autres que jugeais incompréhensible ...

Je ne comprends pas
Je ne comprends toujours pas
Je ne comprends rien.

Et CA M'ENERVE !!!!!

Alors, même si tenter de ne pas comprendre est possible, bien qu'étant difficile,
Comprendre est tout simplement impossible ... dans certains cas.

Et dans ce cas précis, je suis au bord de lui péter la gueule !

Aaaaaaaargh ... retenez-moi ou je le tue !!!

Mariage en CDD, la solution ?

Le recensement de la population française réalisé par l'INSEE confirme une baisse permanente du nombre de mariages (266 500) depuis le pic de l'an 2000 (305 385).
L'évolution des moeurs y est pour beaucoup. En effet, aujourd'hui, la majorité des amoureux s'installent ensemble avant de se décider à se marier. Cette institution donc a perdu de sa valeur sacrée, en même temps que la femme s'est émancipée. C'est la raison pour laquelle, outre l'abandon de la croyance chrétienne, 6 unions sur 10 sont célébrées sans cérémonie religieuse.
Par ailleurs, dans 29% des mariages, au moins un des deux époux était divorcé.
Mais ce qui a vraiment changé c'est que pour la première fois le nombre de naissances hors mariage a dépassé celui des enfants "légitimes".

A contrario, le nombre de divorces ne cesse d'augmenter.
On se marie moins, mais on divorce plus !
En 2006, près d'un mariage sur deux se soldait par une rupture, contre 12% en 1970.
Il faut dire qu'à cette époque, la loi n'autorisait que le divorce pour des fautes précises (adultère, sévices, injures graves), le divorce par consentement mutuel n'ayant été créé qu'en 1975 (tiens, tiens, la même année que les femmes ont obtenu le droit d'ouvrir un compte en banque toutes seules...)
Donc là aussi, ils rapportent que cette hausse est dûe à l'indépendance financière qu'ont acquise aujourd'hui les femmes, puisque, tenez-vous bien, dans 8 cas sur 10, le divorce est à leur intiative ! Cela me surpend si peu ...

La PACS, quant à lui, est de plus en plus plebiscité. Son recours augmente de 25% chaque année depuis sa création en 1999 et on dénombre 97 000 couples unis sous ce "format"et 1 PACS est aujourd'hui contracté pour 3 mariages.
Contrairement à mon idée reçue, 93% des couples Pacsés étaient hétérosexuels l'an passé.
Comme quoi, il se révèle être une réussite et une véritable alternative au mariage (et forcément aux douloureuses factures d'un divorce). Il conviendrait donc, alors qu'on a facilité le divorce dit "à l'amiable", qu'on améliore les termes de ce contrat.

Bref, tout ça pour dire que je viens de lire qu'une députée bavaroise a émis l'idée d'un mariage à durée déterminée, reconductible après 7 ans.

Ce n'est pas extraordinaire ?
Non seulement, les couples bénéficieraient des droits que seul le mariage peut leur offrir mais ils pourraient se séparer comme s'ils n'étaient pas mariés (plus librement et à moindre coût).
En plus, tous les 7 ans, la discussion sur la reconduction ou non du contrat permettrait d'ouvrir un dialogue trop souvent éludé mais devenu inévitable sur la question de leur amour.

Moi, je trouve cette idée absolument géniale !

Raté

Morissey était en concert hier soir à l'Olympia.

Le louper est presque.......................un blasphème !
Il fait partie de ces artistes qu'il faut voir au moins une fois sur scène.
Il a été, tout de même, le chanteur et parolier de The Smiths, groupe culte des années 80, ayant influencé le rock alternatif mondial.

Je crains d'être punie, vu que j'ai oublié, squizzé, zappé, bref, que j'étais dans mon sofa à regarder Ugly Betty !

Que voulez-vous, parfois, dans la vie, on fait de mauvais choix et on passe à côté de choses essentielles.
Le tout est d'essayer que ça arrive le moins possible...




Bon alors : demain, il y a The Mission (Référence de la scène gothique, directement issue des Sisters of Mercy) et jeudi, c'est au tour de Jad Wio (groupe français à tendance SM, que j'adoooore).
J'y vais, j'y vais pas ?

Houlala ! Finalement, ce n'est pas si simple de prendre les bonnes décisions...





Choix cornélien : le retour

Une croisière dans l'Archipel des Grenadines
ou une virée dans l'est américain ?


Comment peut-on choisir ?

Heureusement, mon banquier est là pour m'aider ... toujours !
Ce sera donc ...

"Un con qu'on comprend prend content ce qu'on tend comptant"

Mme Noire - Un soir de grande solitude intellectuelle

Mobile

" Un intellectuel assis va moins loin qu'un con qui marche"

Michel Audiart - dialogue du film Un taxi pour Tobrouk

Et un con assis ?
Il régresse, c'est sûr !

Miedo

Plus je vieillis et plus j'ai peur.
Pas peur de l'avenir, pas peur des autres, pas peur d'avoir mal, non, seulement peur dans certaines siutations (enfin, je crois).
Je ne peux plus regarder un film d'horreur.
Je ne monte jamais dans la dernière attraction de DisneyLand.
J'ai loupé l'expérience du super grand 8 du New York New York de Las Vegas.
Je flippe quand quelqu'un d'autre conduit.
Je me méfie dans gens que je croise à qui je trouve un air de plus en plus louche.
J'ai toujours eu le vertige mais il commence à devenir "handicapant".
Et bien sûr, le pire, je suis terrorisée dans l'avion surtout lors du décollage. Pourtant, je le prends régulièrement (plus que le métro, c'est dire !) mais non seulement je ne m'y habitue pas, mais je panique chaque fois davantage, à tel point que je sens que je vais hurler à la moindre secousse, au moindre bruit inhabituel ...
Bref, plus ça va, plus j'ai peur des choses qui ne me faisaient pas peur avant...Et j'ignore pourquoi.
Je ne comprends pas les gens qui la cherchent et la provoquent, au travers des sports extrêmes notamment. Pour moi, il n'y a pas une bonne et une mauvaise peur. Même quand je sais intellectuellement qu'il n'y a aucun risque, j'ai peur.

Deviendrais-je paranoïaque ?
Aurais-je, en vieillissant, ce sentiment étrange que la mort se rapproche ?
Est-ce simplement un refus de se laisser aller et donc un besoin grandissant de tout maîtriser ?
Un sentiment d'impuissance exacerbé par une sensation d'insécurité accrue ?
Je crois que j'ai peur d'avoir peur ... du coup, j'ai peur. Et plus j'ai peur, plus j'ai encore plus peur... comme si la peur se nourrissait d'elle-même.

Se pourrait-il qu'un jour ma peur devienne si forte que je renonce à faire certaines choses, comme voyager par exemple ?
Puis-je enrayer ce mécanisme, et si oui, comment ?
Existe-t-il un docteur de la peur qui pourrait me soigner en cas d'aggravation ?

Je DETESTE avoir peur !!!
Je déteste les choux de Bruxelles, alors je n'en mange pas.
Je déteste les poils, alors je les épile.
Je déteste les cons, alors je les évite (autant que possible).
Je déteste le jaune, alors je n'en porte jamais.
Alors pourquoi, j'ai peur ????

Cette émotion est terrible car elle envahit tout votre corps jusqu'à le paralyser ou le pousser à agir spontanément, librement de toute réflexion. La peur annihile l'esprit et tout raisonnemment sensé. Elle nous rend incontrôlables. Le plus doux des agneaux peut devenir un loup féroce quand il est effrayé.
Et savoir ça, ça fait aussi sacrément peur !

Bref, tout ça pour dire que demain, je vais avoir peur. Deux fois dans la même journée.
Alors, j'ai (déjà) peur !

Un de perdu ...

Mon style d'hommes ?

Benjamin Biolay ... Un air de Nick Cave. Mmmm En plus, il parle français !

Parole de maîtresse - Explication

Dans la vie, rien n'est joué d'avance. Aucun rôle ne nous est attribué dès le départ auquel il faut se tenir. Aucun costume ne nous est remis qu'il faut endosser jusqu'à notre mort.

J'ai été mariée.
J'ai été trompée.
J'ai été infidèle.
J'ai été célibataire séductrice et mangeuse d'hommes.
Et aujourd'hui, je suis LA salope par excellence.
Oui, c'est ainsi qu'on nomme les femmes qui ont une liaison avec un homme marié (n'allez pas vérifier sur les forums, c'est pathétique !).
Et quand je dis "on", il faut se figurer 99% de la population de la terre, à savoir tous ceux qui ne sont pas "maîtresse d'un homme marié" ! Du coup, et vous le comprendrez, on ne s'en vante pas trop.

C'est drôle, (enfin, façon de parler), mais dans un adultère, personne ne pense à ce que peut vivre et ressentir la maîtresse. On plaint toujours la femme trompée.
Y compris, et c'est le pire, son cher amant !
Elle est tout simplement diabolisée par les uns et méprisée par l'autre.
Belzebuth a revêtu un habit sexy et cherche désespérément à semer le malheur en disloquant des couples officiels ! Une vraie salope, je te dis !

On oublie trop souvent que le couple adultérin est un COUPLE avant tout, avant d'être adultérin ...
Chacun s'engage à sa façon, à la hauteur de ses désirs, de ses envies, de ses sentiments.
Il se construit selon les deux individualités. Se nourrit des émotions partagées. Subit des perturbations et des disputes, voire des séparations (insupportables d'ailleurs). Vit de projets. Se réjouit de fous-rires. S'épanouit de tendresse. Jouit de sexe.
C'est une histoire à deux. Une histoire qui se vit par elle-même.
Et quoiqu'on en pense, dans cette histoire, il n'y a pas plus que DEUX personnes. Sauf que l'un des deux (devinez lequel) rejette cette réalité.

Et ça me fait marrer (toujours façon de parler) que l'homme soit pardonné du mal qu'il fait autour de lui, non seulement par sa femme, à qui il jure avoir commis la pire erreur de sa vie (merci pour l'erreur que je suis ... CONNARD, tu pourrais au moins assumer un minimum !), et par sa maîtresse, à qui il (ose) avoue(r) qu'elle s'est trompée sur ses intentions ! (toujours merci pour moi qu'il a choisie suffisamment conne pour confondre un "je te désire" avec un "je t'aime").

Alors peut-être que je suis une salope...
Une salope aux yeux du monde entier juste parce que c'est - comment disent-ils ? - ha oui - immoral.
Sa salope à lui, parce qu'au final, on se rend toujours compte qu'il n'y avait que le sexe qui l'intéressait (excuse facile à la rupture).
Une salope pour sa femme, parce que j'ai voulu (et tout fait pour) lui piquer son mari alors qu'il existe des millions de célibataires qui n'attendent que ça.
Je traduis à ma sauce : "franchement, il y a des millions de mecs 10 000 fois mieux que mon mari parmi lesquels tu pourrais piocher".
Mais c'est vrai, ça ! Sans blague ! Pourquoi lui alors ???
C'est dingue, je ne te connaissais pas mais je me suis dit que j'allais te faire un coup de pute, juste pour voir ce que ça fait. Parce que, franchement, ton mec, il est pas terrible ; il te va bien d'ailleurs...


Je répondrais : Parce que l'amour, ça ne se commande pas.
Et oui, que vous le vouliez ou non, il s'agit toujours (enfin, souvent) d'une histoire d'amour (enfin, souvent ... pour la maîtresse !). Et que justement, s'il ne s'agissait que de cul, vous n'auriez pas de quoi vous inquiéter mesdames ! Mais bon, c'est sans compter que les femmes sont jalouses pour un rien et possessive sur tout !
Et que, BORDEL, il n'a pas dit non quand j'ai dit oui ! Lui aurais-je mis un flingue sur la tempe ?
Bon ok, je n'ai pas dit non. Il aurait fallu ? (Merde, je suis célibataire, je ne trompe personne MOI !)
Et que, pouffiasse (j'aime bien insulter les gens qui m'insultent), si tu te crois à l'abri, tu te trompes. Ce n'est pas parce que tu as signé un papier que tu es propriétaire ad vitam aeternam des sentiments de ton mari et encore moins de ses pulsions sexuelles, surtout quand tu te refuses à lui sous prétexte que tu es fatiguée parce que TOI tu t'es occupée des enfants toute la journée, non sans reporter la faute sur lui. Tiens, c'est bizarre, tu sais reconnaître sa faute quand ça t'arrange. Là pour le coup, ce n'est pas à cause de "sa" pétasse ! ). Et puis, tu ferais quoi si tu tombais amoureuse d'un homme (marié ou pas, on s'en fout) autre que celui que tu as épousé (faut dire qu'il n'est pas si génial que ça comparé aux autres !) ? (D'ailleurs, réfléchis bien, c'est pas ce que tu as fait à une époque ? OK, tu n'étais pas mariée et lui non plus, mais ça change quoi ?)
Ah non, bien sûr, ça ne peut pas t'arriver, tu es (devenue) une fille bien comme il faut TOI !

Bon, en gros, tout le monde juge tout le monde. Tout le monde a une opinion arrêtée sur les autres, en fonction de ce qu'ils subissent, sans, évidemment, jamais se mettre à leur place. Tout le monde croit que sa souffrance est plus importante que celle des autres. Tout le monde est si ... égocentrique !
Ce n'est pas mon cas (il me semble que c'est la principale qualité à avoir quand on veut être une bonne maîtresse).
Ok, ok, on se calme, je suis la pire des salopes qui soit ; une raclure, une traînée, une merde à abattre.

Bref, mais si je suis une salope, lui, il est quoi ?
Un homme faible, qui n'a pas su résister aux charmes troublants d'une naïade sublime qui l'a ensorcelé (argh, que dis-je, aveuglé, détourné, corrompu) ? (Merci, je le prends pour un compliment ! Enfin, un !)
Un homme délaissé qui a ressenti la nécessité de se réassurer sur son pouvoir de séduction ?
Un homme inactif qui a eu besoin d'assouvir sa libido ?
Un homme qui a succombé à la tentation juste pour l'expérience ?
Un homme marié tout simplement ?

Si ça rassure les femmes trompées de penser ça, tant mieux pour elles !
Si elle croient qu'elle sont uniques au monde, tant pis pour elles !

Toutefois, je ne voudrais pas faire de généralités et je pense que la plupart des hommes infidèles le sont pour ces raisons.
Mais pas tous ... même si le mal qui est ressenti par la cocufiée doit être identique (et accessoirement par la cocufiante. Mais de cela, on s'en moque ; après tout, elle l'a bien cherché !)
Je comprends mieux aujourd'hui les femmes qui ont couché avec mon mari ... (désolée, Moi, Madame Noire, je suis unique !)

Donc, qu'elles se rassurent ... les maîtresses souffrent aussi.
Il n'y a pas de raison qu'un énergumène de cette espèce fasse du mal à l'une et pas à l'autre !
D'ailleurs, je crois même que c'est salvateur pour eux ... Ils font souffrir la femme à cause de laquelle ils font souffrir la leur (leur moitié, leur propriété, la mère de leurs enfants etc.).
C'est pratique !

Bref, parfois, il existe des moments magiques où deux personnes se rencontrent et savent qu'elles sont faites l'une pour l'autre.
Quelle considération valable pourrait-on prendre en compte pour ne pas tenter l'aventure ?
Je suis une intuitive (native du cancer, ascendant lion), une amoureuse née, une passionnée (1er sens du terme), une irrationnelle. J'ai besoin d'aller au bout des choses. Je déteste les sensations d'inachevé. J'ai certainement un penchant inconscient masochiste. Je suis entière, c'est tout.
J'ai suivi mon instinct, mes sentiments.
Peut-on me blâmer pour cela ?
Peut-on me reprocher d'avoir trop aimé ?

Notre liaison dure depuis presque 4 ans.
Je n'ai jamais eu envie d'en parler. Pourtant, il y en a des choses à dire !
Je crois que c'est fini désormais. Mais est-ce que ce sera fini un jour ?
Dans les faits, oui ! Mais jamais dans la tête.
Cette relation adultère sera toujours inachevée. Parce qu'il n'y a aucune bonne raison pour qu'elle finisse.
Du moins, pour moi. Lui en a trouvé plein ! Tant mieux aussi pour lui ... et ses enfants (à ce qu'il parait, c'est mieux pour les enfants et leur équilibre que les parents restent ensemble ...), sa femme (la pauvre, elle se retrouverait seule sans un rond !), et ... la maison ! Et puis, ça craint, d'annoncer ça à maman...

ah ben voilà, je deviens vraiment salope !
Après tout, il aime sûrement sa femme et sûrement pas moi.
Alors pourquoi avoir dit le contraire ?

C'est là où je voulais en venir.
La maîtresse, elle fait quoi pendant 4 ans ?
A part, attendre le moment privilégié d'être ensemble qu'il aura eu la bonté de lui accorder ?
A part accepter qu'il doit rentrer parce qu'il a des responsabilité, LUI ?
A part espérer qu'il l'aime un peu plus que ce qu'il aime son cul ?
A part croire en ses paroles, et, en se forçant, pas à ses actes ?
A part porter à elle seule la relation par son amour ?
A part compenser les manques de l'autre ?
A part écouter et conseiller ?
A part comprendre ?
A part plaire ?
A part se taire ?
A part se cacher ?
A part manquer de tout ?
A part espérer ?
A part ravaler ses désirs ?
A part racheter sa fierté qui s'est fait la malle ?
A part ne pas exister ?

Parce que c'est ça la vie d'une maîtresse.
Être la femme qu'il veut, sans devenir la femme dont il ne veut plus (mais qu'il garde quand même).
Ne pas décider des plannings des vacances.
Ne pas partager les moments importants de sa vie.
Ne pas avoir de nouvelles pendant des semaines et être euphorique quand elle en a.
Être toujours présente à l'appel.
Être toujours désirable et bienveillante, gaie et enthousiasmante.
Être l'amante et l'aimante parfaite.
Tolérer ses absences. Comprendre ses silences.
Se retenir de l'appeler quand elle a besoin de lui parler.
Pardonner ses écarts (un homme adultère en aura toujours...).
Entendre ses promesses et ses projets et les oublier.
Être interdite d'accès à ses obsèques.
Assumer que c'est bien fait pour sa gueule.

MERDE alors ! S'il voulait un ami à qui se confier, il fallait le dire ! (bon ok, on ne baise pas avec les amis et ils sont toujours les bienvenus à un enterrement).

Et le type, le super-mari-amoureux-de-sa-femme-qui-jure-qu'il n'y a qu'elle-, il fait quoi pendant 4 ans ?
A part mentir à sa femme en lui disant qu'il l'aime et qu'il ne la quittera jamais ? (Bah, c'est pas vraiment mentir puisque la 2ème partie est vraie).
A part mentir à sa maîtresse en lui disant qu'il l'aime et qu'il va quitter sa femme - un jour- sois patiente - ?
A part s'assurer que sa femme va bien pour ne pas qu'elle le quitte ?
A part s'assurer que sa maîtresse va bien pour ne pas qu'elle le quitte et qu'accessoirement elle ne contacte pas sa femme ?
A part baiser deux femmes qui, pour lui j'imagine, se complètent ? (je rajouterais : à part rêver baiser ses deux femmes en même temps ?).
A part se sentir le super-héros d'une série désuète qui n'accueillera aucun audimat ?
A part prendre et ne rien donner ?
A part faire espérer ?
A part se sentir aimé comme jamais sans devoir aimer ?

Parce que c'est ça la vie d'un homme infidèle.
Etre aimé par deux femmes pour le prix d'une.
Prendre du bon temps entre midi et deux (c'est vrai qu'on s'emmerde souvent à cette heure-là !).
Tromper les deux femmes de "sa vie".
Supporter la peur d'être découvert par sa légitime et de la perdre avec les mômes dans le package.
Supporter la peur d'être dénoncé par son illégitime.
Assumer ses responsabilités auprès de la première et considérer n'en avoir aucune envers la deuxième.
Interdire à ses deux femmes ce qu'il ose faire gaiement.
Trouver d'autres terrains de jeu (après tout, la première fois est la plus difficile).

Donc, c'est vrai, moi je suis la méchante, lui le gentil, et elle la victime.
Lapidez-moi sur la place publique, je ne mérite que ça.
Ou brûlez-moi... après tout, on brûle bien les sorcières !
Supprimons toutes ces mauvaises femmes qui vous menacent... Cela rendrait le monde merveilleux.

Je ne pensais pas avoir le "profil" de la maîtresse.
Je les ai moi-même jugées et critiquées.
Je ne les comprenais pas, même si je n'en ai jamais voulu à celles qui ont touché à mon homme (je trouve qu'il est assez grand (par rapport à moi :-)).
Je suis trop libre et trop respectueuse des autres pour agir ainsi.
Mais aussi très respectueuse des choix des autres, surtout de ceux que j'aime.
Donc, on n'a le droit de parler que de ce qu'on connaît.
Aujourd'hui, j'arrive à entrevoir les motivations qui poussent les aimantes à appeler leurs rivales officielles.
J'ai réalisé que ce n'était pas par méchanceté, ou simplement par vengeance puérile.
Je crois que c'est simplement parce que ce serait une excellente raison pour rompre définitivement.
Mais surtout, une façon comme une autre - et on peut l'exécrer - de dire que nous existons. Nous ne sommes pas qu'une chimère, un fantasme. Nous sommes des femmes amoureuses.
Ton mari m'aime. Il m'aimera toute sa vie. Il me l'a dit. Même si c'est toi qu'il a choisie. Quelle chance ! (?).


Donc, qu'on ne vienne pas me faire chier avec ça, tous les DEUX nous sommes engagés dans cette relation.
Pas plus l'un que l'autre (sauf qu'il n'y en a qu'un qui l'assume).
Je suis autant responsable de mes espoirs que lui de sa lâcheté !
Et pour assumer toute responsabilité, il faut savoir en payer le prix !
Je paie le mien.
Son tour viendra...

Proverbe


"Se méfier de l'eau qu'on a endormie"



Autant de mépris ne doit jamais rester impuni !

Parole de maîtresse


"Pour moi, être aimé n'est rien, c'est être préféré que je désire."

André Gide


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